La mer dans sa douce quiétude à marée basse reposante,
La mer, dans sa fureur déchaînée, se fâche, puissante.
L’île, toujours présente, malgré tous ces combats, incessants,
Affaiblit d’ici, attaqué de là, en tout temps, résistant.
Les vagues mousselinées d’une crête de coq de basse-cour,
Se succèdent, croyant par l’usure, réussir leur sape, sourd.
Les plages abandonnés, si un nuage se montre dans le ciel, bleu,
Se noircissent de monde, blanc, dévêtu, et d’enfants criant, sacrebleu.
La mer entoure l’île d’un amour destructeur,
L’île, le dos rond sous son cordon de dunes, salvateur,
La mer encore plus grande se mue en océan,
L’île se claquemure, insensé devant l’immensité.
Toutes deux liées l’une à l’autre,
Se dispute la maîtrise du terrain de jeux,
Laissant passer les bateaux qui vont d’île en île,
Remplir toute la terre de cadeaux.
