Un chemisier bien blanc, bien repassé, qui sent le propre,
Voilà ce qui t’habille,
Ce soir, pour venir me voir.
Mais je vais l’enlever, le déchirer,
Le réduire en miettes, pour voir
Dessous, ce que tu portes comme dessous.
Tu ne veux pas, pas tout de suite,
Pas encore, pas maintenant, mais si,
Je l’aurai, je le veux, j’y arriverai.
Tu te débats, tu me bats,
Chaque bouton est une bataille, jamais vite gagnée,
Mais jamais perdue d’avance.
Enfin, c’est le dernier, l’ultime, mon préféré,
Celui qui va me dire la couleur à venir,
Rose, bleu ou vert, c’est ouvert.
Rien, il n’y a rien, pas le moindre bout de tissu.
Seule la couleur de ta peau,
Me claque à la figure et m’écarquille les yeux.
Ah la rondeur, la splendeur, le bonheur de tes seins,
Qui m’enivrent parce qu’ils vibrent, m’enchantent
Parce qu’ils dansent, m’emballent parce qu’ils balancent.
Je referme ton chemisier bien blanc, bien repassé, bien propre.
Je boutonne chaque bouton,
Un par un, de haut en bas.
J’ai faim, mangeons !
Tu seras mon dessert,
Comme je serai le tien.
14… mai… 2013
